Février sans supermarché : quelles alternatives à la grande distribution ?

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Le 1er février sonne le début de la 4e édition du défi "Février sans supermarché", qui consiste, comme son nom l’indique, à ne pas faire de courses en grande surface pendant tout un mois. S’il peut paraître difficile pour certains, refuser de financer les supermarchés n’est pas automatiquement synonyme d’impossibilité de faire ses courses.


Car si les grandes enseignes sont presque un réflexe pour une grande majorité d’entre nous, il est en réalité très facile, peu importe où on habite, de privilégier les petits commerces de quartier. Le défi "Février sans supermarché", né en Suisse en 2017, est une initiative du site écolo En Vert et Contre Tout pour encourager les commerces indépendants, les épiceries de quartier, les petits producteurs, la vente en vrac ou locale, les marchés… mais aussi pour « faire savoir aux grandes surfaces que nous ne sommes pas d’accord avec le sur-emballage, le kilomètre alimentaire qui explose les scores ou les politiques de prix qui écrasent les petits producteurs », peut-on lire sur le site.

En 2019, ce sont plus de 30 000 personnes qui ont relevé le défi en France, en Suisse et en Belgique. L’impact n’est pas significatif sur les ventes réalisées par les grandes surfaces, mais il l’est pour les petits commerces qui voient une réelle différence. Alors, comment réussit-on le mois de février sans poser le petit orteil dans le supermarché du coin ?

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Le site En Vert et Contre Tout donne lui-même quelques pistes. « L’essentiel est de soutenir le circuit court au mieux de ses possibilités et de son lieu d’habitation. Il est vrai que dans certaines régions, il ne reste presque rien d’autre que des grandes enseignes. À ce moment-là, on peut imaginer se faire livrer un panier de producteurs locaux ou simplement prendre son café dans le bistrot du coin plutôt que de le prendre au distributeur du travail. C’est une petite contribution, mais si on est beaucoup à le faire, ça fait son effet ! » Il continue en proposant, par exemple, de commencer doucement en achetant le pain chez son boulanger et les fruits et légumes chez le primeur, ou bien de faire le marché une fois par semaine.

Pour Mathilde Bolla, journaliste et auteure de 100 jours sans supermarché - Le premier guide des circuits courts, qui a elle-même relevé le défi à son lancement, il faut « accepter de consommer de saison et local, car pour peu qu’on se renseigne, il y a pas mal de choses qu’on peut manger local. Il faut accepter de commencer par ça, et de trouver des solutions. On peut acheter sa viande en ligne par exemple ! Quand on commence à manger des choses de qualité, ça devient plus un plaisir qu’une contrainte. ».

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Enfin, si tu t’inquiètes pour ton porte-monnaie, sache que ce mois n’a pas forcément à te coûter plus cher que d’habitude. Si tu consommes local, tu ne paies pas le prix du transport. Si tu consommes bio, tu ne paies pas les marges énormes mises en place par la grande distribution. La plupart des témoignages de participants au défi affirment même avoir fait des économies ! Alors achète-toi une gourde, refuse le marketing des grandes enseignes, et tout se passera bien. Bon courage à toi, tu peux le faire.

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