Coronavirus : les effets inattendus (et positifs) du virus sur la planète

undefined 2 mars 2020 undefined 17h08

Morgane Espagnet

L’inquiétude monte aux quatre coins de la planète. Alors que le Coronavirus continue de se propager à travers le monde, l’épidémie a dépassé les 3 000 morts pour plus de 86 000 infections dans une soixantaine de pays. En France, 130 cas ont été confirmés dont plusieurs hospitalisés et deux décès.

Le Covid-19 continue de s’étendre à travers le monde et en France. Face au virus, il y a deux types de personnes : les hypocondriaques qui se jettent sur les masques, le gel hydraulique et s’enferment chez eux, et ceux qui pensent que la grippe saisonnière est plus mortelle que l’épidémie du Coronavirus et qui n’en ont strictement rien à faire. Il est d’ailleurs bon de rappeler que chaque année, la grippe touche entre 2 et 6 millions de personnes en France et fait 10 000 morts en moyenne. Le Coronavirus a, à ce jour, tué 3 000 personnes dans le monde, dont deux en France. Ce qui peut en revanche inquiéter, c’est son taux de létalité, c’est-à-dire la proportion de décès liés à la maladie par rapport au nombre total de cas atteints. Avec 2,5 à 3 %, le taux de létalité du Coronavirus est 30 fois supérieur à celui de la grippe saisonnière, qui s’élève à 0,1 %. Autre détail à prendre en compte : la contagion. Le Covid-19 est deux fois plus contagieux que la grippe saisonnière mais il touche principalement les adultes et les personnes avec une santé fragile. On ignore de quelle manière va évoluer l’épidémie à l’échelle mondiale et nationale, mais on peut déjà constater que le virus a des effets positifs sur la planète.

Une forte baisse de la pollution

Selon la Nasa, il y a une baisse spectaculaire du taux de pollution de l’air en Chine entre début janvier et fin février. Cette forte baisse de la pollution s’explique par la diminution drastique des activités dues aux mesures de confinement et aux fermetures d’usines. « C’est la première fois que je constate une baisse aussi spectaculaire sur une zone aussi vaste, pour un événement spécifique », affirme Fei Liu, une chercheuse au Goddard Space Flight Center de la Nasa à la BBC. D’après une étude du CREA basé en Finlande et publiée par Caron Brief, le Coronavirus pourrait réduire les émissions de CO2 du pays d’au moins un quart entre le 2 et le 16 février. Une baisse équivalente à 6 % des émissions mondiales sur cette période.


La Chine interdit le commerce d’animaux sauvages

Ce lundi 24 février, le comité permanent du parlement chinois a approuvé la proposition de loi visant à interdire complètement et immédiatement le commerce et la consommation d’animaux sauvages. Une pratique soupçonnée d’être la cause de la propagation du Coronavirus. Même si l’origine de l’épidémie n’est pas encore connue, les autorités chinoises incriminent principalement les espèces sauvages comme les chauve-souris, les rats ou encore les salamandres géantes qui étaient illégalement vendues vivants sur le marché de Wuhan, foyer de l’épidémie. Selon l’ONG Traffic, spécialisée dans la protection des animaux, « les conditions insalubres et exiguës où les animaux sont maintenus à proximité les uns des autres et aussi des personnes créent les conditions dans lesquelles les virus peuvent d’adapter pour traverser la barrière des espèces chez l’homme avec des conséquences potentiellement mortelles », ajoutent-ils dans un communiqué de presse. « La Chine et le Vietnam sont parmi les plus grosses plaques tournantes du commerce illégal ou légal lié aux usages traditionnels. Changer les pratiques est très compliqué. Si on prend le cas du commerce de la corne de rhinocéros, la vente continue en dépit d’une interdiction mondiale depuis des années. Il faut parvenir à interdire le braconnage ou trouver des solutions d’élevage. »


Ne cédons toutefois pas à la panique. Si vous avez la moindre interrogation n’hésitez pas à consulter le site du gouvernement ou à appeler le numéro vert : 0800 130 000. Pour réduire le risque de contagion des maladies hivernales, il est recommandé de se laver les mains régulièrement, utiliser des mouchoirs à usage unique et porter un masque si l’on est malade. Et pour surveiller la propagation, rien de tel qu'une carte interactive en temps réel, au cas où vous seriez en train de choisir votre prochaine destination de vacances. Pour la consulter, c'est ici.