Déconfinement : Protégeons les animaux sauvages

Qijin Xu

Les animaux sauvages qui avaient repris possession de l’espace public ne s’attendent pas à un retour à l’extérieur de l’humain aussi brusque, ce qui les rend particulièrement vulnérables.

Des canards se promenant sur une piste cyclable boulevard Magenta, une famille de renards s’installant dans le cimetière du Père-Lachaise, jusqu’aux dauphins de retour en Sicile et aux cygnes à Venise, les images témoignant du retour des animaux sauvages dans les villes ont été nombreuses. Mais l’heure est au déconfinement, au retour à la vie réelle, avec son lot de bruit, de flux incessant de voitures et de klaxons, roulant à toute vitesse sans faire attention, de la pollution et de lumières aveuglantes. Les humains sont de retour, et la faune et la flore sauvages s’étaient habituées à notre absence.

Dans un communiqué, la ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a alerté sur la situation, qui « risque de provoquer la destruction involontaire d’animaux et de plantes sauvages qui ont investi certains espaces pendant le confinement ». Elle y donne quelques conseils pour que le retour à la normale se passe bien pour tout le monde.


Levez le pied

Partout, les animaux se sont habitués à traverser les routes comme bon leur semblait, puisqu’aucune voiture ne passait. La reprise est donc difficile pour eux, et à la campagne nombre de petits malchanceux sont visibles sur le bord des routes. Alors automobilistes, on lève le pied et on fait attention sur les petites routes.

De la même manière, ces animaux sauvages ont pris possession des jardins, alors on n’hésite pas à les laisser en friche le plus longtemps possible et à retarder la découpe, « en particulier les haies et les arbres qui abritent une grande biodiversité ». Quant aux plages, sentiers et autres lieux complètement désertés, des animaux peuvent y avoir fait leur abri en cette période de reproduction, alors on les laisse tranquille et on reste sur les chemins principaux.

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