Nuit Blanche : petit parcours pour profiter de l'art... et de la nature

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  • Publié le 29 Septembre 2020 à 16h35
Au cœur du Petit Palais, la nature reprend le dessus dans des œuvres immersives à couper le souffle. © Benoit Fougeirol

Chaque année, c’est toute une histoire pour en voir le plus possible : on met quiconque au défi de réussir à faire le tour intégral de Nuit Blanche. Alors cette fois-ci, on a pensé à nos amoureux.ses de la nature pour vous proposer une petite liste de spots inédits.


Actrice d’une soirée sans fin aux parcours sinueux, Nuit Blanche s’inscrit à la fois dans la ville, mais aussi la nature à travers des installations vidéos et des œuvres d’art immersives. De retour ce samedi 3 octobre 2020 dans la capitale, mais aussi à travers le Grand Paris, nous sommes allés fouiner dans le programme de cette année pour y dénicher les spots les plus verts, histoire de profiter autant de l’évènement que du grand air. De jardins envahis par des jeux de lumière à des œuvres à même le sol, vous serez surpris par ces beautés naturelles transformées.


Grande Mosquée de Paris

Les jardins de la Grande Mosquée accueillent l’installation sonore et vidéo d’Ariane Michel Oasis, dont le nom semble avoir été tout trouvé pour l’occasion. Dans le patio principal, elle s’appuie sur les parcours d’eau pour faire vivre un véritable mirage en plein désert qu’elle construit en manipulant l’espace. À l’aide de bruitages, l’immersion est encore plus forte et nous perd dans ce dédale aride.


L’Oasis, © Ariane Michel, 2020

Oasis d’Ariane Michel
Grande Mosquée de Paris
2 bis, place du Puits de l’Ermite – 15e


Du côté du Petit Palais

Dans les jardins aux abords du Petit Palais, du côté Cours-la-Reine, Agnès Guillaume nous projette plusieurs de ses projets vidéos comme My NightsMy FearsMy Thoughts ou My Roots. Dans un étonnant face à face entre des animaux et elle-même, l’artiste nous confronte à un aspect mystérieux de la réalité, loin du quotidien, dans une poétique du trouble déconcertante, noyée dans des pigeons, souris, méduses et autres larves.


© Agnès Guillaume, My Nights, 2014, © Agnès Guillaume

My Nights, My Fears, My Thoughts, My Roots d’Agnès Guillaume
Jardin du Petit Palais
Avenue Winston Churchill – 8e


Ô Champs-Élysées

Dans une collaboration franco-qatari, l’artiste Ghada Al Khater et le studio digital Bonjour Lab proposent Jardin de lumière (حديقة النور) , une installation interactive plongée directement dans le kiosque du jardin des Champs-Élysées. On y redécouvre le tapis persan, inspiré de la faune et de la flore, ainsi que des motifs traditionnels : le tapis prend alors vie grâce aux techniques d’animation.


© Modélisation 3D by Bonjour Lab.

Jardin de lumière (حديقة النور)  de Ghada Al Khater avec Bonjour Lab
Kiosque du jardin des Champs-Élysées
3, avenue Edward-Tuck – 8e


Jardin de la Nouvelle France

Pour ne pas trop s’éloigner des œuvres proposées avant, on reste dans le 8e arrondissement, où Mélanie Delattre-Vogt prend possession du jardin de la Nouvelle France pour y installer Locus amoenus, créée spécifiquement pour Nuit Blanche. En arpentant le jardin, décors artificiel et naturel s’entremêlent et jouent sur le végétal et le minéral pour nous plonger dans une ambiance coupée du monde au milieu d’une nature dichotomique.


© Paysage invisible I, Crayon gris, crayon de couleur, encre japonaise (Teppachi), sang et aquarelle sur papier chinois (Red star), 65,5 x 45 cm, 2019-2020

Locus amoenus de Mélanie Delattre-Vogt
Jardin de la Nouvelle France – 8e

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