Un terrain de chasse de 500 hectares racheté pour devenir une réserve naturelle

© Scott Carroll

La nouvelle a déchainé les réseaux sociaux. En l’espace de quelques jours, des personnalités se sont mobilisées pour aider l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) à acquérir 500 hectares de terrain de chasse pour le transformer… en réserve naturelle.

L’année dernière, l’ASPAS se lançait dans le projet de racheter un immense terrain de chasse dans le Vercors afin de redonner leur espace aux aigles, cerfs et autres animaux sauvages. Le prix ? 2 350 000€.

Alors que la planète subit ce que les scientifiques nomment la 6ème extinction de masse, il est urgent d’acquérir des territoires naturels et préserver au maximum la biodiversité dans ces zones. Pour ça, l’ASPAS s’est donné le rôle de créer des réserves de vie sauvage. Le dernier projet en date, celui du rachat des 500 hectares de terrain de chasse dans le Vercors, n’était pas une affaire gagnée d’avance. Car pour réunir une telle somme, un appel au don a été lancé, sachant que le compromis de vente prenait fin le 31 décembre 2019, et pendant un an, des dons ont été reçus et la cagnotte a augmenté.

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Au début du mois de novembre, il ne restait à la cagnotte qu’un mois pour arriver à son objectif et encore 200 000€ manquant. Le journaliste Hugo Clément a alors proposé son aide à l’ASPAS pour mobiliser les réseaux sociaux, a relayé l’appel aux dons, a posté du contenu, et a inspiré ses pairs à faire de même, avec un but, aider à préserver la biodiversité. Et ça a fonctionné. Alexandra Lamy ou bien Nagui, ils furent nombreux à partager l’histoire de l’association et son projet de rachat, si bien qu’il n’a fallu que 24h pour atteindre l’objectif et récolter les 200 000€ restants.

Aujourd’hui, l’association de protection des animaux sauvages est certaine de pouvoir acheter le terrain et mettre fin aux pratiques de chasse, destructions des habitats, prélèvements inconsidérés, absence de grands prédateurs et dérangements, qui appauvrissent la zone en biodiversité. Avec un but, celui de ne rien faire et de laisser la nature reprendre ses droits, une gestion non-intrusive qui laisse libre cours à la vie, tout simplement, de se réinstaller.

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L’ASPAS, aujourd’hui, gère cinq réserves qu’elle a elle-même créées dans les Côtes-d’Armor, la Drôme et l’Hérault, des îlots de nature préservée, des zones de quiétude pour la faune et de naturalité pour la végétation. Dans le Vercors, cerfs, loups, aigles, gypaètes, vautours fauves et moines, sangliers, renards, mustélidés et une foule d’insectes devenus rares ailleurs sont dès aujourd’hui de retour, et, elle l’assure, pour de bon cette fois.

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