Les diables de Tasmanie reviennent pour la première fois depuis 3000 ans

  • Zoé Stene
  • News
  • Publié le 6 Octobre 2020 à 10h41
© Istock

Après 16 années de travail et de recherche, 26 diables de Tasmanie ont été relâchés dans un sanctuaire au nord de Sydney. Ces marsupiaux, disparus depuis 3000 ans, font donc leur grand retour sur le continent ! 

Vu l'ambiance qui règne en ce moment dans la capitale, ce genre de nouvelle fait forcément du bien au moral. Disparus il y a 3000 ans, ces mammifères carnivores pouvant peser jusqu'à 8 kg, à mi-chemin entre gros rongeur et petit ours, viennent d'être réinsérés dans un gigantesque sanctuaire de 400 hectares à Barrington Tops. La première étape d'une opération historique.


L'aboutissement de 16 années de travail

En charge de l'opération, l'association Aussie Ark explique qu'il s'agit de la première étape d’un programme de conservation ex-situ dont l'objectif est de créer une population préservée. En effet, le diable de Tasmanie est une espèce menacée par une grave forme de cancer contagieux et incurrable ; pour Tim Faulkner, le président de l'association, il est donc "incroyable" d'en être arrivé là ; « Le plus grand prédateur indigène sur le continent est le chat marsupial à queue tachetée qui pèse un peu plus d’un kilo. Ramener un animal de cette taille est quelque chose d’énorme. ». L'aboutissement de 16 années de travail.


Restaurer l'environnement 

L'idée ? Créer une "population réserve" pour la poursuite d'un double objectif ; le premier est évidemment de relancer la population des diables, le deuxième vise à lutter contre l'extinction d'autres espèces. En effet, selon Tim Faulkner, « les diables sont une des seules solutions naturelles pour le contrôle des populations de renards et de chats, responsables de la grande majorité des 40 extinctions d’espèces de mammifères en Australie ». Les experts espèrent donc que cette réintroduction aura pour effet une cascade de conséquences positives.

Même si, pour le moment, les spécimens évoluent dans des zones grillagées afin de maximiser les chances de succès dans leur reproduction, l'objectif est qu'à moyen terme ceux-ci soient libérés dans des espaces non clôturés. Fingers crossed !

 © Istock

Fin des articles